Les armes

Les armes dans les arts martiaux sont incontournables. Eléments indissociables à sa pratique, elles constituent (avec la maîtrise nécessaire) un parfait instrument qui augmente le facteur efficacité et, de ce fait,  facilite la victoire dans une confrontation.

A chaque arme, son environnement ou stratégie. L’Homme, dans son ingéniosité, a su tirer profit des ressources naturelles qui l’entourent et développer un armement, une science de la manufacture.

Un grand nombre de ces extensions sont de nature ouvrière ou agricole, d’autres conçues dans un souci d’extrême dangerosité. Ces outils peuvent pallier également l’esthétisme au létale.

Le Seni Gayung Fatani compte dans son armement :

gold keris

– Le Keris ou kris est un type de poignard, avec un manche « saisie pistolet ». Il est l’arme principale de la plupart des styles silat. Le kris est caractérisé par sa lame ondulée distinctive, mais à l’origine la plupart d’entre elles étaient droites. La lame obtient sa forme caractéristique en pliant les différents types de métal ensemble et ensuite le lavage à l’acide. Il été dit que les Kris traditionnels fûrent infusés avec du venin pendant leur forge mais la méthode pour le faire était un secret bien gardé parmi les forgerons. Le kris est généralement exercé en soi, mais il peut également être jumelé. L’utilisation de cette arme était une marque de noblesse.

 

parang parang– Le Parang (Machette large) est un couperet qui est utilisé pour couper à travers la prolifération végétale. Ils peuvent être courbe ou rectiligne et varient en taille de petits couteaux de poche à la longueur d’une épée. Parce qu’ils sont si largement disponibles, les Parang sont l’une des armes les plus populaires dans le silat.

– Le Golok (Machette) est similaire au parang en plus petit.

golok

 

– Le Pisau (couteau)  est un mot générique pour lame. Il vient du terme cantonais peng SAU et peut se référer à une épée ou un couteau, à la fois simple ou double tranchant. Les gaines en bois des armes les plus tranchantes peuvent être utilisés pour bloquer, parer ou frapper.

 

– Le Belantan (Baton) est, pour le pesilat, la plus polyvalente de toutes des armes. Ils sont généralement faits de bambou ou de bois, mais certains sont également réalisés en acier. Usité initialement pour frapper vers le fruit des arbres ou lors de promenades en barque ou bateau. Sa longueur peut varié et est utilisable seul ou doublé. En fonction de sa taille, Il peut soit balayer, attraper ou frapper l’adversaire. 

baton

kerambit2

– Le Kerambit est une arme courbe à lame étroite ressemblant à la griffe de grands félins. Il est maintenu par l’insertion du premier doigt dans un anneau de rétention de la poignée. Bien que généralement exercé individuellement ils peuvent aussi être jumelés. Difficile à désarmer, le Kerambit est également facilement caché en raison de sa taille compacte.  Utilisé initialement par les femmes dans les rizières comme outil agricole, sa petitesse et facile dissimulation est la principale raison de sa renommée. La lame peut être à simple ou double tranchant et peut même se voir « imprégnée » de poison afin de rendre mortel une simple coupure.

 

– Le Batik ou sarong habituellement attaché autour de la taille ou drapé sur une épaule. Armes similaires :  le Tengolok ou foulard, et le Cindai (ceinture en soie). Les étudiants d’abord l’utilisent pour pratiquer des mouvements de la main mais à un stade avancé, il est appliqué comme une arme. Les techniques comprennent locks, saisies, frappes et strangulations. Il peut également être utilisé pour piéger l’arme de l’adversaire ou un membre. Particulièrement utile contre les armes blanches car le tissu enroulé offre une certaine protection contre les coupures.

cindai