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Le Silat Fatani dans Echappés Belles sur France 5

La Malaisie était à l’honneur dans l’emission Echappés Belles diffusés sur France 5, samedi 22 novembre.

Notre référent référent, Maître Aziwahija YEOP, Vice-président  de PSGFM, grand Maître et fondateur de ISSGFF (Fédération Internationale de Silat Seni Gayung Fatani) y présente le Silat Seni Gayung Fatani.

Cigku Bilal, professeur 4e Dan à SGFM, y fait également une apparition.

Késako

Un grand nombre de questions nous parviennent, souvent identiques…. afin de vous éclairer, nous les avons recensé et nous y répondons… Si vous avez d’autres interrogations, faîtes le nous savoir.

 

Qu’est ce que le Silat?

Le Silat est un art martial malaisien, il s’inscrit dans la culture malaise.

 

Est ce que le Silat est efficace dans la dimension martiale?

Cette discipline se distingue par une richesse de styles, un arsenal technique redoutable et repose sur une large science, ce qui positionne cet art martial sans équivoque comme étant l’un des plus complets qui soit.

 

Qu’est ce que le Seni Gayung Fatani?

Le Seni Gayung Fatani ou l’Art du Combat de Fatani est l’un des 4 styles les plus réputés en Malaisie. De tous les styles malaisiens, il est le seul style péninsulaire d’origine.

 

Quelle différence entre le Pencak et le Silat?

Réellement, …, aucune! la différence se trouve dans l’appellation, le Silat se veut malaisien et le Pencak, lui, indonésien.

 

Qu’est ce que le Pencak Silat?

Le Pencak Silat est le terme générique du Pencak et du Silat. On dénombre plus de mille styles officiels et un grand nombre moins.

Pour différencier l’art martial malais du chinois ou du japonais (et autres) et faciliter le regroupement des multiples styles, le terme Pencak Silat a vu le jour… et regroupe ainsi tous les styles de Malaisie, Indonésie, Singapour et Brunei. Les Philipinnes ont leur particularité avec le Kali Escrima ou Arnis.

 

Quelle différence entre le Pencak Silat et le Penchak Silat?

Enorme!

Le Pencak Silat évolue dans un cadre traditionnel

Le Penchak Silat est un système self defense qui s’inspire de l’univers du Pencak Silat traditionnel… n’y puise que les formes de bela diri (techniques self defense) et accorde peu d’intérêt au reste.

 

Qu’apporte le Silat?

Un art martial, par définition, est le cumul d’un sport de combat, d’un système self defense, de danse, de thérapie respiratoire et bien plus encore. Le Silat est la jonction de tout cela, propose toutes ces dimensions et permet au pesilat (pratiquant) d’aborder bien des aspects qui ont pour but : la construction de soi.

Le cognitif, physique, mental, culturel et le ludique sont de mises.

 

Et le Fatani en particulier?

Le Fatani se distingue par son approche humaine, le mimétisme animal n’est pas usité.

L’expression corporelle est facilement accessible, sa vision repose sur deux fondements de base : le bunga (la fleur) et le buah (le fruit) où une fluidité de mouvement associé à une explosive réaction.

 

Je suis un enfant, puis je pratiquer?

Oui, dès son plus jeune âge, il est important d’apporter une stabilité physique et mentale.

L’art martial permet la prise de conscience de son propre corps et suggère des valeurs qui aideront à la construction de l’adulte qu’il deviendra.

 

Je suis une femme, puis je pratiquer?

Oui, la souplesse et la réflexion sont des moteurs dans cette discipline, l’aspect gracieux et esthétique favorisent la pratique féminine!

Sur le plan défensif, le Silat répond également favorablement.

 

En combien de temps je peux évoluer de façon satisfaisante?

Cela dépend du sérieux des pratiquant(e)s, de l’assiduité, de la régularité et présence mentale (concentration/focus) rendront l’expression martiale perceptible à partir de 6 mois…

 

Les armes

Les armes dans les arts martiaux sont incontournables. Eléments indissociables à sa pratique, elles constituent (avec la maîtrise nécessaire) un parfait instrument qui augmente le facteur efficacité et, de ce fait,  facilite la victoire dans une confrontation.

A chaque arme, son environnement ou stratégie. L’Homme, dans son ingéniosité, a su tirer profit des ressources naturelles qui l’entourent et développer un armement, une science de la manufacture.

Un grand nombre de ces extensions sont de nature ouvrière ou agricole, d’autres conçues dans un souci d’extrême dangerosité. Ces outils peuvent pallier également l’esthétisme au létale.

Le Seni Gayung Fatani compte dans son armement :

gold keris

– Le Keris ou kris est un type de poignard, avec un manche « saisie pistolet ». Il est l’arme principale de la plupart des styles silat. Le kris est caractérisé par sa lame ondulée distinctive, mais à l’origine la plupart d’entre elles étaient droites. La lame obtient sa forme caractéristique en pliant les différents types de métal ensemble et ensuite le lavage à l’acide. Il été dit que les Kris traditionnels fûrent infusés avec du venin pendant leur forge mais la méthode pour le faire était un secret bien gardé parmi les forgerons. Le kris est généralement exercé en soi, mais il peut également être jumelé. L’utilisation de cette arme était une marque de noblesse.

 

parang parang– Le Parang (Machette large) est un couperet qui est utilisé pour couper à travers la prolifération végétale. Ils peuvent être courbe ou rectiligne et varient en taille de petits couteaux de poche à la longueur d’une épée. Parce qu’ils sont si largement disponibles, les Parang sont l’une des armes les plus populaires dans le silat.

– Le Golok (Machette) est similaire au parang en plus petit.

golok

 

– Le Pisau (couteau)  est un mot générique pour lame. Il vient du terme cantonais peng SAU et peut se référer à une épée ou un couteau, à la fois simple ou double tranchant. Les gaines en bois des armes les plus tranchantes peuvent être utilisés pour bloquer, parer ou frapper.

 

– Le Belantan (Baton) est, pour le pesilat, la plus polyvalente de toutes des armes. Ils sont généralement faits de bambou ou de bois, mais certains sont également réalisés en acier. Usité initialement pour frapper vers le fruit des arbres ou lors de promenades en barque ou bateau. Sa longueur peut varié et est utilisable seul ou doublé. En fonction de sa taille, Il peut soit balayer, attraper ou frapper l’adversaire. 

baton

kerambit2

– Le Kerambit est une arme courbe à lame étroite ressemblant à la griffe de grands félins. Il est maintenu par l’insertion du premier doigt dans un anneau de rétention de la poignée. Bien que généralement exercé individuellement ils peuvent aussi être jumelés. Difficile à désarmer, le Kerambit est également facilement caché en raison de sa taille compacte.  Utilisé initialement par les femmes dans les rizières comme outil agricole, sa petitesse et facile dissimulation est la principale raison de sa renommée. La lame peut être à simple ou double tranchant et peut même se voir « imprégnée » de poison afin de rendre mortel une simple coupure.

 

– Le Batik ou sarong habituellement attaché autour de la taille ou drapé sur une épaule. Armes similaires :  le Tengolok ou foulard, et le Cindai (ceinture en soie). Les étudiants d’abord l’utilisent pour pratiquer des mouvements de la main mais à un stade avancé, il est appliqué comme une arme. Les techniques comprennent locks, saisies, frappes et strangulations. Il peut également être utilisé pour piéger l’arme de l’adversaire ou un membre. Particulièrement utile contre les armes blanches car le tissu enroulé offre une certaine protection contre les coupures.

cindai