Auteur : Cikgu Bilal

Vandalistique par Espion

Prenez un zeste de vandalisme, une approche artistique bien prononcée, secouez bien le tout, cela donne : Vandalistique.

L’auteur et artiste hors pair du Street Art français, Espion, nous propose enfin son premier livre.

Véritable cocktail de couleurs, où écrits soignés caressent des illustrations généreuses. Le lecteur se laisse transporter d’une anecdote à un récit, d’un conte d’enfant ou poésie. Chaque page, au fil du temps, révèle une facette de l’artiste, effilant ses pensées, peignant ses rêves !

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Contributeurs, nous sommes Ululiens, cliquez là :

Késako

Un grand nombre de questions nous parviennent, souvent identiques…. afin de vous éclairer, nous les avons recensé et nous y répondons… Si vous avez d’autres interrogations, faîtes le nous savoir.

 

Qu’est ce que le Silat?

Le Silat est un art martial malaisien, il s’inscrit dans la culture malaise.

 

Est ce que le Silat est efficace dans la dimension martiale?

Cette discipline se distingue par une richesse de styles, un arsenal technique redoutable et repose sur une large science, ce qui positionne cet art martial sans équivoque comme étant l’un des plus complets qui soit.

 

Qu’est ce que le Seni Gayung Fatani?

Le Seni Gayung Fatani ou l’Art du Combat de Fatani est l’un des 4 styles les plus réputés en Malaisie. De tous les styles malaisiens, il est le seul style péninsulaire d’origine.

 

Quelle différence entre le Pencak et le Silat?

Réellement, …, aucune! la différence se trouve dans l’appellation, le Silat se veut malaisien et le Pencak, lui, indonésien.

 

Qu’est ce que le Pencak Silat?

Le Pencak Silat est le terme générique du Pencak et du Silat. On dénombre plus de mille styles officiels et un grand nombre moins.

Pour différencier l’art martial malais du chinois ou du japonais (et autres) et faciliter le regroupement des multiples styles, le terme Pencak Silat a vu le jour… et regroupe ainsi tous les styles de Malaisie, Indonésie, Singapour et Brunei. Les Philipinnes ont leur particularité avec le Kali Escrima ou Arnis.

 

Quelle différence entre le Pencak Silat et le Penchak Silat?

Enorme!

Le Pencak Silat évolue dans un cadre traditionnel

Le Penchak Silat est un système self defense qui s’inspire de l’univers du Pencak Silat traditionnel… n’y puise que les formes de bela diri (techniques self defense) et accorde peu d’intérêt au reste.

 

Qu’apporte le Silat?

Un art martial, par définition, est le cumul d’un sport de combat, d’un système self defense, de danse, de thérapie respiratoire et bien plus encore. Le Silat est la jonction de tout cela, propose toutes ces dimensions et permet au pesilat (pratiquant) d’aborder bien des aspects qui ont pour but : la construction de soi.

Le cognitif, physique, mental, culturel et le ludique sont de mises.

 

Et le Fatani en particulier?

Le Fatani se distingue par son approche humaine, le mimétisme animal n’est pas usité.

L’expression corporelle est facilement accessible, sa vision repose sur deux fondements de base : le bunga (la fleur) et le buah (le fruit) où une fluidité de mouvement associé à une explosive réaction.

 

Je suis un enfant, puis je pratiquer?

Oui, dès son plus jeune âge, il est important d’apporter une stabilité physique et mentale.

L’art martial permet la prise de conscience de son propre corps et suggère des valeurs qui aideront à la construction de l’adulte qu’il deviendra.

 

Je suis une femme, puis je pratiquer?

Oui, la souplesse et la réflexion sont des moteurs dans cette discipline, l’aspect gracieux et esthétique favorisent la pratique féminine!

Sur le plan défensif, le Silat répond également favorablement.

 

En combien de temps je peux évoluer de façon satisfaisante?

Cela dépend du sérieux des pratiquant(e)s, de l’assiduité, de la régularité et présence mentale (concentration/focus) rendront l’expression martiale perceptible à partir de 6 mois…

 

Carnet de Voyage

Cette année, pour la première fois, SGFM à organisé un stage en Malaisie. Pierre et moi même sommes partis pour 3 semaines afin de pratiquer le Silat à sa source…

Cadre idyllique, gastronomie riche et affriolante et une population généreuse et accueillante.

Notre stage s’est tenu au sein de ISSGFF (International Silat Seni Gayung Fatani Federation) est encadré par Maître Aziwahija Yeop. Au programme : Embo, bâton et préparation compétition.

Nous vous faisons part de notre séjour et réitérerons  cette merveilleuse expérience.

Le  premier jour, nous avons été accueillis à l’aéroport (après un bien long voyage) par Maître Yeop ainsi que sa famille, grande joie que de les revoir. Nous avons fait la connaissance d’Helma également, une pratiquante de silat et élève de Maître Yeop.

jour 1

Une fois arrivés sur Petaling Jaya, nous avons pris donc connaissances du siège qui n’est autre que la maison du Maître. Cet endroit se veut fort convivial et permet également de s’entraîner au moment opportun. Après avoir pris notion du programme, nous nous sommes un peu reposés, pris le temps de préparer notre parcours touristique et enfin avoir le plaisir de s’entraîner le soir venu.

Malaisie ou le pays de la gastronomie

De par la répartition démographique que propose ce pays : Indiens, chinois et malais, il est courant de pouvoir s’alimenter au choix de ses envies ou préférences : biriani, roti canai ou canard laqué et bien d’autres…

L’une des choses qui nous a le plus marqué est cette prolifération de restaurants partout en Malaisie… Le rapport avec les nourriture est constant chez les malaisiens, nous avons donc fait l’effort (pas trop compliqué je l’admets) de nous mettre à leur rythme culinaire :

                 

 

Le satay ou brochette (au poulet ou au boeuf) a retenu tout  particulièrement notre attention. Ce met, petit par sa taille mais géant de saveur, a transcendé nos papilles et s’avère être notre plat fétiche ou notre mascotte de table.

Accompagné de sauces variées et d’une salade d’oignons et de concombre, encore à ce jour, à la simple mention de ce nom, nous en salivons de plaisirs!

C’est un repas incontournable si vous faîtes un passage en Malaisie…

 

 

 

Autre particularité gourmande : le roti tissue, sorte de crêpe sucrée très prisée des enfants. Nous ne sommes pas restés indifférents face à sa forme et son goût unique et délicieux….

Accompagné d’une savoureuse glace et d’un bon tea tarek, le résultat est garanti.

Tant de surprises furent au rendez vous… A notre plus grande satisfaction!

Laissez vous tentez par ces recettes variées, épicées ou non.

Vous ne serez que ravis de cette diversité de plats!

 

La Malaisie, contrée au mille visages

Au cours de ce séjour, nous nous sommes permis de visiter quelques lieux incontournables ainsi que voyager en dehors de Kuala Lumpur…

Faute de temps, nous n’avons pu voir tout ce que l’on souhaitait toutefois nous avons pu apprécier assez d’endroits qui valent le coup d’oeil :

La mosquée bleue de Shah Alam, ou l’une des plus belles du pays. Putrajaya, la ville gouvernementale… surprenante par son décalage. Les Batu caves, lieu de culte hindou, saut temporel dans un endroit naturel et nous avons traversé le pays pour nous rendre à Kuantan puis Pekan… plus rural ou quand la jungle rencontre la mer!

 

La mosquée bleue de Shah Alam : elle se dresse au cœur de la ville de Shah Alam, dans l’Etat du Selangor, non loin de Kuala Lumpur. Elle est la mosquée d’état.

Commandée par le sultan Salahuddin fin Abdul Aziz , quand il a déclaré Shah Alam comme la nouvelle capitale de Selangor le 14 Février 1974. La construction a commencé en 1982 et terminé le 11 Mars 1988.

Elle est également connu comme la Mosquée Bleue en raison de son dôme bleu. Le bâtiment possède le plus grand dôme religieux au monde, il mesure 51,2 m de diamètre et atteint 106,7 m au-dessus du niveau du sol. Dotée de quatre minarets, chacun atteignant 142,3 m de haut. Magnifique!

 

 

 

A suivre…

 

 

….

Nos expériences vous ont elles plu? Elles vous donnent envie de partir également à la rencontre de la Malaisie et à la découverte de ses plus belles richesses? N’hésitez plus, préparez dès maintenant vos prochaines vacances et faites de la Malaisie votre prochaine destination. Retrouvez sur www.malaysiaveo.com divers types de séjours et circuits touristiques à destination de ce fameux pays d’Asie du sud-est.

Les armes

Les armes dans les arts martiaux sont incontournables. Eléments indissociables à sa pratique, elles constituent (avec la maîtrise nécessaire) un parfait instrument qui augmente le facteur efficacité et, de ce fait,  facilite la victoire dans une confrontation.

A chaque arme, son environnement ou stratégie. L’Homme, dans son ingéniosité, a su tirer profit des ressources naturelles qui l’entourent et développer un armement, une science de la manufacture.

Un grand nombre de ces extensions sont de nature ouvrière ou agricole, d’autres conçues dans un souci d’extrême dangerosité. Ces outils peuvent pallier également l’esthétisme au létale.

Le Seni Gayung Fatani compte dans son armement :

gold keris

– Le Keris ou kris est un type de poignard, avec un manche « saisie pistolet ». Il est l’arme principale de la plupart des styles silat. Le kris est caractérisé par sa lame ondulée distinctive, mais à l’origine la plupart d’entre elles étaient droites. La lame obtient sa forme caractéristique en pliant les différents types de métal ensemble et ensuite le lavage à l’acide. Il été dit que les Kris traditionnels fûrent infusés avec du venin pendant leur forge mais la méthode pour le faire était un secret bien gardé parmi les forgerons. Le kris est généralement exercé en soi, mais il peut également être jumelé. L’utilisation de cette arme était une marque de noblesse.

 

parang parang– Le Parang (Machette large) est un couperet qui est utilisé pour couper à travers la prolifération végétale. Ils peuvent être courbe ou rectiligne et varient en taille de petits couteaux de poche à la longueur d’une épée. Parce qu’ils sont si largement disponibles, les Parang sont l’une des armes les plus populaires dans le silat.

– Le Golok (Machette) est similaire au parang en plus petit.

golok

 

– Le Pisau (couteau)  est un mot générique pour lame. Il vient du terme cantonais peng SAU et peut se référer à une épée ou un couteau, à la fois simple ou double tranchant. Les gaines en bois des armes les plus tranchantes peuvent être utilisés pour bloquer, parer ou frapper.

 

– Le Belantan (Baton) est, pour le pesilat, la plus polyvalente de toutes des armes. Ils sont généralement faits de bambou ou de bois, mais certains sont également réalisés en acier. Usité initialement pour frapper vers le fruit des arbres ou lors de promenades en barque ou bateau. Sa longueur peut varié et est utilisable seul ou doublé. En fonction de sa taille, Il peut soit balayer, attraper ou frapper l’adversaire. 

baton

kerambit2

– Le Kerambit est une arme courbe à lame étroite ressemblant à la griffe de grands félins. Il est maintenu par l’insertion du premier doigt dans un anneau de rétention de la poignée. Bien que généralement exercé individuellement ils peuvent aussi être jumelés. Difficile à désarmer, le Kerambit est également facilement caché en raison de sa taille compacte.  Utilisé initialement par les femmes dans les rizières comme outil agricole, sa petitesse et facile dissimulation est la principale raison de sa renommée. La lame peut être à simple ou double tranchant et peut même se voir « imprégnée » de poison afin de rendre mortel une simple coupure.

 

– Le Batik ou sarong habituellement attaché autour de la taille ou drapé sur une épaule. Armes similaires :  le Tengolok ou foulard, et le Cindai (ceinture en soie). Les étudiants d’abord l’utilisent pour pratiquer des mouvements de la main mais à un stade avancé, il est appliqué comme une arme. Les techniques comprennent locks, saisies, frappes et strangulations. Il peut également être utilisé pour piéger l’arme de l’adversaire ou un membre. Particulièrement utile contre les armes blanches car le tissu enroulé offre une certaine protection contre les coupures.

cindai

Seni Gayung Fatani

kerisLe Seni Gayung Fatani est un art martial malaisien originaire de Kedah et Pattani, il s’inscrit dans la culture malaise et se classifie dans le Silat (ou Pencak Silat).

Le Seni Gayung Fatani offre par sa richesse une multitude de facettes : artistique, sportif, martial, self defense et philosophie se mêlent et proposent ainsi au pesilat (pratiquant) un large panel de connaissances.

L’ART DU COMBAT DE FATANI se veut subtil, la force n’étant pas le moteur, toute la dimension de combat s’articule sur une recherche scientifique visant à développer une forme esthétique qui camoufle un redoutable arsenal défensif.

Ces approches font du Silat une discipline appropriée pour les femmes ou les enfants. On compte dans le monde malais un très grand nombre de pesilat femmes et enfants.

shana